Leçon 9
 

4 Les allergies au pollen

Prérequis

Comme nous l'avons déjà vu en leçon 5 chapitre 3, le pollen sont les cellules (??) mâles qui permettent de féconder les ovules. Il est formé de grains se trouvant dans les étamines des fleurs en très grande quantité.

Pour pouvoir se reproduire, une fleur doit être fécondée, c'est à dire que le pollen doit être transporté de l'étamine d'une fleur mâle jusqu'au pistil (au pied duquel se trouve l'ovule) d'une fleur femelle réceptrice.

Les plantes dont la dissémination des grains de pollens est due au vent sont dites "anémophiles" (étymologiquement "qui aime le vent").

Les plantes dont la dissémination des grains de pollens nécessitent l’intervention d’un insecte sont dite "entomophiles" (étymologiquement "qui aime les insectes", entomon=insecte en grec).

Chaque plante a un pollen qui lui est particulier (même en dehors de toute analyse ADN). Cela permet depuis très longtemps d'identifier les plantes qui ont pu être en contact avec certaines choses (momies égyptiennes, vases, Saint suaire,...) mais aussi de connaître les plantes présentes à certaines époques (dans les tourbières par exemple).
Voici quelques photos de grains de pollen prises au microscope :


Ambroisie

Chêne

Graminées

4.1 Introduction

Pour provoquer des symptômes d’allergie, il est indispensable que les grains des pollens arrivent sur les muqueuses respiratoires de l’homme. Cela ne peut arriver de manière naturelle que pour les plantes anémophiles.

Pour 10 à 20% de la population, ces grains de pollens transportés dans l'air, sont responsables de réactions allergiques, en général saisonnières, appelées " rhumes des foins " dont les caractéristiques sont le nez qui coule et/ou des éternuements.

Ce type d’allergie que nous allons étudier ici, aurait doublé ces 10 dernières années en France.

Note : les données et les photos de ce chapitre proviennent du site http://www.rnsa.asso.fr de l'association française "Réseau National de Surveillance Aérobiologique" (association loi 1901).

4.2 Allergies

Plus de 20% de la population française souffre d’allergie respiratoire. De nombreux facteurs peuvent être à l’origine de ces manifestations. Ils peuvent être classés en 3 catégories :

Il existe des relations entre pollution, pollens et allergies. En effet, la pollution peut à la fois agir sur les pollens en modifiant leur structure biochimique extérieure et par là même leur allergénicité, et sur les muqueuses respiratoires de l’homme en modifiant leurs sensibilités immunologiques aux grains de pollens.

Pour être allergisants, un grain de pollen doit disposer de substances (protéines ou glycoprotéines) reconnues comme immunologiquement néfastes pour un individu donné.
Par exemple, bien que le pin soit une plante anémophile et que le pollen soit très largement diffusé sur de nombreuses régions, celui-ci n’a aucun potentiel allergisant.

4.3 Plantes à risque

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, il existe relativement peu d'espèces ayant un potentiel allergisant (on n'étudie pas non plus les espèces rares mais dont le pollen serait en tellement faible quantité qu'il ne peut pas présenter de risques !).

Les allergies au pollen dépendent beaucoup des régions pour les raisons suivantes :

  • La première est évidente : la plante fournissant le pollen doit y être présente.
    Exemple : Le pollen d’ambroisie que l’on retrouve dans la région Lyonnaise pour laquelle il représente un fléau pendant sa période de dissémination (15 août, 15 septembre) et sur un axe Nevers-Montelimar, ne provoque aucun risque d’allergie sur les autres régions à cause de son absence.

 

Risques d'allergie à l'ambroisie en 2003

  • La deuxième raison est plus complexe : le niveau d'allergie dépend de la région et la même plante peut être plus ou moins nocive en fonction du lieu à cause du climat, du terrain,...
    Exemple : Le pollen de Cyprès-Thuya a un potentiel allergisant plus important dans le quart Sud-Est de la France que dans les autres régions.

Les allergies varient aussi dans le temps :

 

1998

1999

2000

2001

2002

2003

Le tableau suivant récapitule globalement le niveau d'allergie (noté de 0 à 5) pour les différentes plantes présentant des grains de pollen à risque.

Arbre
Herbacées
Niveau allergique
Cyprès, Bouleau Graminées, Ambroisie
5
Aulne, Charme, Chêne Pariétaire, Armoise
4
Noisetier, Peuplier, Saule, Frêne, Platane, Olivier, Tilleul Plantain, Chénopode
3
Mûrier, Hêtre, Châtaignier Oseille
2
Orme Ortie
1
Pin  
0

 

Niveau 5

Graminées

Ambroisie
Niveau 4

Pariétaire

Armoise
Niveau 3

Noisetier

Peuplier
Niveau 2

Châtaignier
 
Niveau 1
   
Niveau 0
   

4.4 Conclusion

Le problème des allergies au pollen justifie de plus en plus la surveillance du contrôle de la qualité de l’air.

L'étude de la dissémination du pollen dans l'air s'appelle l’Aérobiologie ou Aéropalynologie.

 

 

 

 

 


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