Leçon 8

1 Introduction

//

 

2 Les arbres

L'arbre a toujours été un symbole culturel majeur : l'arbre de la connaissance du Paradis terrestre, l'arbre de la liberté à la révolution... Certaines entreprises l'utilisent dans leur logo.

Vocabulaire

Le houppier est l'ensemble des ramifications qui compose la cime des arbres.

L'écorce est la partie externe. Dans la partie profonde de l'écorce, il y a production d'une couche de cellules, le liber, qui permet des échanges entre les feuilles et les racines par des tubes assurant la conduction de la sève. La sève monte des racines. Son ascension s'effectue par succion au niveau des feuilles.

L'aubier : dernières couches annuelles du bois constituées de cellules encore vivantes et donc de teinte plus claire que le coeur.

Cerne : quantité de matière produit pendant une période de végétation. La dendrochronologie est la science qui étudie la variation d'épaisseur des anneaux de croissance des arbres, pour en déduire leur age et le climat à chaque époque. Elle a été mise au point à l'université de Tucson en Arizona en 1937 par Douglas.

Un taillis est un peuplement d'arbres coupés au niveau du sol et dont les bourgeons de souche ont rejeté un ensemble de nouvelles tiges.

Composition

La lignine est le principal constituant du bois ; elle représente 20 à 30% du carbone de la biomasse végétale et contribue à la qualité du bois.
Le bois est formé de longues cellules mortes, aux parois latérales durcies par la lignine, matière incrustée dans la cellulose. Les plus anciennes fibres, internes, dures et plus foncées constituent le coeur. L'aubier est la partie vivante du tronc. La zone extérieure, écorce et aubier, n'a pas la résistance nécessaire pour l'exploitation.

Entretien

La sylviculture est l'art d'entretenir et d'exploiter les forêts.
Les feuilles ne produisent plus de glucides lorsque la lumière qu'elles reçoivent devient insuffisante. C'est pourquoi elles meurent lorsqu'elles sont en sous-bois. Les branches qui les portaient cessent alors de croître en épaisseur, puis s'élaguent le plus souvent naturellement.

En revanche, les arbres isolés ou plantés en larges espacements croissent plus vite que ceux des peuplements serrés, et gardent des feuilles sur leurs branches basses, qui ne s'élaguent pas spontanément ou très mal.

Or, l'absence d'élagage, ou un élagage trop tardif, conduit à la production de troncs dépréciés, fortement coniques, sur lesquels apparaissent des nœuds plus ou moins gros, voire des nœuds noirs et non adhérents. C'est pourquoi les sylviculteurs élaguent les arbres de plus en plus fréquemment.

Au Japon, certains peuplements de sugi, ou cèdres du Japon (Cryptomerias japonica), sont élagués traditionnellement depuis plusieurs siècles. Ils fournissent des poteaux totalement cylindriques, lisses, dépourvus de nœuds, sans creux ni bosses, destinés à la décoration traditionnelle des alcôves.

La mise en lumière des tiges de certaines essences forestières, en particulier les chênes, peut entraîner, sous le houppier et sur une partie plus ou moins importante du tronc auparavant sans branches, l'apparition de gourmandes, fines branches inutiles à l'arbre, mais qui consomment sa sève.

Les tailles

Les branches des arbres sont coupées selon une forme précise. On distingue :

Industrie

Les arbres constituent 80% de la masse végétale du globe et ont représenté pendant des millénaires (jusqu'au XVIIIième siècle) l'essentiel de l'énergie consommée par l'homme et ont servi principalement à la construction (bâtiments, navires, machines). Ils ne représentent actuellement que 3% des échanges mondiaux.

On distingue trois types de bois :

  1. les bois blancs (sapin, peuplier, tremble, bouleau,...) : non colorés et tendres, en général des conifères mais pas uniquement.
  2. les bois rouges (pin sylvestre, pin maritime, sapin de Douglas,...) dont la pâte à papier doit être blanchie chimiquement avant utilisation.
  3. Les bois durs (hêtre, châtaignier, chêne,...). En général des feuillus mais pas uniquement. Beaucoup utilisés en menuiserie et ébénisterie.

 

3 Apprendre à reconnaître un terrain en fonction des plantes qui y poussent

A chaque terrain correspond une couverture végétale spécifique. Toutefois, le développement des essences est aussi fonction des conditions climatiques.

Un biotope est une zone géographique correspondant à un groupe d'êtres vivants (animaux et végétaux) soumis à des conditions constantes ou cycliques. Un biotope n'occupe jamais un espace étendu.

L'étude d'un biotope doit nécessairement prendre en compte les paramètres suivants :

Dans un premier temps, nous ne nous intéresserons qu'aux régions françaises.

Vous constaterez que certaines plantes se retrouvent un peu partout, quelles que soient les caractéristiques du sol. C'est notamment le cas du pissenlit et de la pâquerette, mais surtout les graminées communément appelées herbes qui donnent à nos paysages cette uniformité verdoyante. La plante la plus répandue en France est le pâturin des près.

Mais la plupart des plantes ne prospèrent que dans un milieu spécifique. La nature du terrain détermine sa composition chimique. Les principales caractéristiques chimiques sont :

Sans s'attarder, il faut savoir que l'intensité de la lumière joue un rôle significatif. Ainsi, les fougères ne prospèrent que dans des zones d'ombres ou de sous-bois. D'autres ne vivent que si la luminosité est intense : exemple le coquelicot, la tomate, le tournesol, la lavande.

La durée de la luminosité est tout aussi importante que l'intensité : c'est ce qu'on appelle le photopériodisme. Le chanvre et le houblon fleurissent mieux quand la durée du jour est courte. Inversement, d'autres fleurissent lorsque les jours sont plus longs, ce sont les héméropériodiques (plantes de jours longs) comme les céréales, les betteraves,...

L'acidité du sol

Un sol acide est un sol non calcaire et souvent pauvre. C'est sur ce type de terrains que l'on retrouve le bouleau, le sapin, la bruyère, les fougères,... Toutefois de nombreux conifères peuvent prospérer sur un sol basique mais progressivement ils appauvrissent le terrain en l'acidifiant. L'exploitation forestière du douglas (originaire des états d'Amériques), selon des méthodes productivistes, ont dégradé fortement certains sols qui accueillaient autrefois des feuillus.

en particulier... Les tourbières

Les tourbières qui couvrent une faible superficie en Europe occidentale et qui sont en voie de régression à cause du drainage, constituent un sol très pauvre et très acide issu de la décomposition et de la fossilisation des sphaignes et des carex. Elles sont riches en carbone (60%) mais très pauvres en azote.

Ce biotope accueille une végétation très particulière telle la drosera ou la grassette (plantes carnivores qui, à défaut de trouver l'azote nécessaire dans le sol, se pourvoient en capturant et en ingérant des insectes).


Lac de Lispach (88) dans les Vosges

La teneur en calcaire

Une grande partie de la France est calcaire. Le terrain calcaire permet le développement des plantes calcicoles (digitale jaune, origan, noyer, acacia, pin d'Alep) tandis qu'un terrain pauvre en calcaire voit le développement des plantes calcifuges (chêne liège, chêne hermès, châtaignier).

Parfois, vous pourrez observer conjointement des acacias et des châtaigniers mais cela reste exceptionnel.


Château (71) en Bourgogne

La terre végétale

Il s'agit de la strate issue de la décomposition de végétaux par les micro-organismes, et des déchets organiques. Les forêts de feuillus ont développé ainsi des sols épais et équilibrés en éléments nutritifs appelé humus.

L'humidité

Les prairies humides proches des rivières ont un sol fertile, engraissé par les alluvions, et par conséquent une flore riche et dense. Toutefois, l'excès d'humidité peut entraîner la prolifération de plantes comme les renoncules (toxiques) ou des plantes spécifiques (joncs, oseilles, carex)

 

4 Les plantes en parfumerie

De tout temps, les fleurs ont été utilisées en parfumerie. Certaines ont un parfum très fort comme la violette odorante (c'est comme cela que vous la reconnaîtrez), le jasmin, la lavande,...

 

5 La famille des rosacées (les roses, le fraisier, la pimprenelle... mais aussi le merisier, l'aubépine, le pommier,...)

Plantes dicotylédones, angiospermes, dialypétales (c'est à dire à pétales distinctes, séparées), à fleurs à symétrie radiales, nombreuses étamines, souvent pourvues d'un double calice. La famille des rosacées comprend la rose et l'églantier, l'aubépine, et la plupart des arbres fruitiers d'Europe : prunier, pêcher, cerisier et merisier, pommier, poirier,...

       

 

 

 

 


Copyright Plantes Sauvages