Leçon 6

1 Introduction

Nous terminons le vocabulaire de base avec les plantes à fruits, en analysant plus particulièrement les échanges entre la plante et son milieu extérieur.

 

2 Structure générale et vocabulaire de base des fruits

Le fruit est l'organe contenant les graines: il provient de l'ovaire de la fleur fécondée par le pollen et n'existe que chez les angiospermes Chez les gymnospermes, les graines sont à l'air libre.

Les différentes formes de disséminations des graines ont engendré une grande variété de fruits.

La graine provient du développement d'un ovule: le fruit provient du développement d'organes entourant les ovules, c'est-à-dire, selon les plantes,

On distingue plusieurs types de fruits :

* Attention : Revenons un moment sur le mot légume, car ce nom n'est pas normalement utilisé en botanique.

La définition du Larousse est la suivante : "Plante potagère dont les graines, les feuilles, les tiges ou les racines entrent dans l'alimentation" mais il ajoute "bot. : Synonyme de gousse". Cet ajout est vrai pour les légumes secs, pas pour les autres.

Vous trouverez toujours des puristes qui vous démontrerons par a+b que la tomate est un fruit et pas un légume. De toute façon tous les légumes sont des fruits. Pour le reste, faites comme vous voulez, ça ne vaut pas la peine de se battre.

 

3 La dénomination des plantes (deuxième partie)

Rappelons que le nom d'une plante est composé de la famille + le genre + l'espèce ; le tout en latin. Le nom de la famille est optionnel car les noms de genre sont uniques. Ces derniers sont souvent dérivés de l'espèce la plus représentative du genre. Le nom d'espèce est un qualificatif pour distinguer les plantes dans le genre.

Suivant ces règles nous pouvons analyser les noms suivants :

Papaveraceae Papaver rhoeas => le pavot rouge =>le coquelicot.

Papaveraceae Papaver somniferium =>le pavot somnifère => le pavot (celui qu'on fume ! rappelez-vous "somniferium" !).

Labiatae Lavandula officinalis => la lavande officinale (c'est la lavande habituelle).

Papilionaceae Trifolium repens => le trèfle rampant (c'est le trèfle blanc). Trèfle vient de trifolium qui signifie trois feuilles en latin.

Pour beaucoup de plantes, il est conseillé de garder le nom de l'espèce en français. En effet, nous venons justement de voir que le nom de lavande n'était pas suffisant. Il en est de même pour la violette, la véronique, la renoncule. On devrait toujours dire : la violette odorante, la violette de rivin, la renoncule bulbeuse, la véronique de perse, la véronique petit chêne,...

 

4 Les échanges entre la plante et le milieu extérieur

Les racines puisent dans le sol les solutions hydriques (eau) à base de NPK (azote, phosphore et potassium), contenues dans le sol. Les légumineuses hébergent dans les nodosités de leurs racines des bactéries qui fixent directement l'azote de l'air. La plante a aussi besoin de macro-éléments comme le soufre, phosphore, magnésium, fer et calcium et d'oligo-éléments comme le bore, cobalt, cuivre, manganèse, molybdène et zinc.

Mais la plante a aussi besoin, et même en grande quantité, d'éléments organiques (carbone). C'est le rôle de la photosynthèse chez les plantes chlorophylliennes. Grâce à la chlorophylle contenue dans les chloroplastes, les plantes utilisent l'énergie lumineuse venant du soleil pour combiner le gaz carbonique qu'elles absorbent et l'hydrogène apportée par l'eau et former des substances organiques (des sucres en particulier). Elle rejette alors l'oxygène.

Pour les spécialistes : 6 CO2 + 6 H2O -> C6H12O6 (glucose) + 6 O2

A l'inverse de la photosynthèse, la respiration de la plante consiste à absorber de l'oxygène et à rejeter du gaz carbonique pour faire vivre ses cellules, comme tout être vivant. En journée, la photosynthèse l'emporte et la plante fournit de l'oxygène. La nuit c'est l'inverse : la plante fournit du gaz carbonique. Globalement, la plante fournit plus d'oxygène que de gaz carbonique.

Un autre phénomène est la transpiration. Là aussi, comme tous les être vivants, lorsque la température s'élève, la plante lutte contre la chaleur en laissant évaporer la plus grande partie de l'eau puisée dans le sol (on montre en effet en physique que l'évaporation a tendance à diminuer la température). Cette transpiration est loin d'être négligeable. 1 hectare de maïs tire du sol 2800 m3 d'eau par an et n'en gardera que 56m3 soit 2%. Un bouleau restitue 7000 litres d'eau dans l'atmosphère, un chêne 9000.

Tous ces échanges de gaz (carbonique, oxygène, vapeur d'eau) avec l'atmosphère se font par des stomates, situés à la surface des feuilles et constitués de 2 cellules en forme de reins qui ménagent entre elles un orifice par où circulent les gaz. Une feuille de chêne en contient 350.000 et une feuille de tournesol 13.000.000.

 

5 Importance écologique des plantes

Ce paragraphe ne va rien vous apprendre de nouveau mais il résume des données qui ont déjà été introduites précédemment.

Nous venons de voir que les plantes absorbent le gaz carbonique et produisent de l'oxygène; ce phénomène est fondamental pour toute vie animale, or cette dernière fait exactement le contraire : elle consomme de l'oxygène et rejette du gaz carbonique ! La production de gaz carbonique est amplifiée, on le sait, par le chauffage urbain, les véhicules, les usines..., d'ou l'importance primordiale des forêts.

Certaines plantes sont nécessaire à la régénération du sol. Nous avons vu par exemple que les légumineuses (trèfle,...) permettaient d'introduire naturellement de l'azote dans les sols grâce aux bactéries vivant sur les racines.

Retenons enfin l'importance des graminées pour la vie et le développement des insectes, des mammifères et des hommes.

 

6 La famille des renonculacées

Cette famille réunie les herbacées dont les fleurs ont des pétales séparées entre elles et présentent de nombreuses étamines dont l'extrémité est ouverte vers l'extérieur. Elle rassemble toutes les renoncules, boutons d'or, anémones, clématites, hellébore, pivoines, ancolies.

       

 

 

 

 


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